Quels sont les impacts économiques du bioéthanol ?

• Une contribution à l’économie : qu’il s’agisse d’emplois (environ 8900 en 2013 en France) à l’intérieur des zones rurales et peu industrialisées, d’allègement de la facture pétrolière ou de diversification pour des productions agricoles moins soutenues sur le plan européen. • Une volonté politique européenne et française qui se traduit par un soutien de la filière bioéthanol, afin d’encourager : – Une production domestique – Inciter à l’incorporation de l’éthanol dans l’essence – Développer une filière Superéthanol en France, à l’instar d’autres pays européens comme la Suède. • Des constructeurs automobiles et des distributeurs de carburant engagés dans la filière Superéthanol (E85). Début 2014, plus de 30 000 véhicules “Flex Fuel” et un réseau de près de 380 pompes E 85 ont amorcé le développement du Superéthanol en France. • Un avantage prix pour le consommateur de Superéthanol : en moyenne sur l’année 2013, le Superéthanol ou E85 a permis à l’automobiliste français d’économiser plus de 40 centimes d’euros par litre de super SP95 substitué, en tenant compte d’une surconsommation de 25 %. Le prix moyen constaté à la pompe est de 0,91€/l en décembre 2013.

Quels sont les impacts écologiques du bioéthanol ?

• L’agriculture progresse constamment depuis les années 70 et a réduit notablement son empreinte écologique. Elle a diminué de 11 % ses émissions de gaz à effet de serre entre 1990 et 2005 alors que celles du secteur des transports ont augmenté de 22 % sur cette même période (Source : CITEPA) • La Commission européenne a proposé récemment des critères de durabilité de la production de bioéthanol. Ceux-ci visent à garantir que des biocarburants utilisés en Europe répondent à des critères environnementaux, sociaux et économiques. • Produire des biocarburants coûte moins cher que des énergies fossiles. L’E85 est d’ailleurs le carburant le moins cher : il dépasse rarement les 85 centimes par litre contre environ 1,50 euro en moyenne pour le SP95. C’est en revanche l’un des moins répandus, avec un maximum de 40.000 voitures qui roulaient à l’E85 en France, début 2017.

Quels sont les prochains objectifs clés du bioéthanol ?

– Développer une filière SuperEthanol en France, à l’instar d’autres pays européens comme la Suède. – Réduire le plus possible les émissions de CO2. – Se détacher un maximum de la forte dépendance énergétique actuelle. – Apporter la possibilité d’une production domestique sécurisant les approvisionnements. – Devenir une source de création d’emplois et de richesse. – Inciter à l’incorporation de l’éthanol dans l’essence.

Quelques chiffres sur le Bioéthanol

Pour indication : • Près de 10% d’énergies renouvelables dans le secteur des transports en Europe en 2020. • 60% de réduction d’émissions de gaz à effet de serre par rapport à l’essence. • En 2003, la production mondiale de bioéthanol s’élevais à 22 milliards de litres, dont 620 millions à l’intérieur de l'Union européenne. • Les États-Unis et le Brésil produisaient à eux seuls quasiment les trois quarts de l’éthanol mondial. • 2,18 Mt de céréales de la récolte 2017 sont transformées en bioéthanol, soit la mobilisation de 3,2 % de la production de céréales. 17 Mhl de bioéthanol et alcools ont été produits en France en 2017, dont 8 Mhl à base de céréales. Le bioéthanol représentait 6 % de l’énergie consommée sur la filière essence en 2017. Le SP95E10 a représenté 38,8 % des parts de marché essence en 2017.